Par surélévation et décaissement du sol, jouer sur les niveaux est un judicieux moyen de donner vie aux volumes d'une maison ou d'un appartement. Dans les espaces décloisonnés, cela permet de marquer clairement la fonction des lieux de vie.
Le décaissement délimite l'espace cuisine de celui de l'entrée tout en apportant un gain de hauteur sous plafond propice à la lumière extérieure, qui investit davantage les lieux.
Une volée de marches mène à l'espace surélevé de la salle à manger. L'appui de fenêtre, à hauteur de la terrasse, du salon et de l'entrée, fait clairement ressortir les différences de niveaux.
Des cloisons transversales qui ne montent pas jusqu'au plafond viennent rythmer cet espace tout en longueur. Épaisses, elles intègrent des niches qui leur donnent aussi une fonction décoratives.
Le salon se décline sur deux niveaux. Dans la partie décaissée, le coin cheminée est délimité par une confortable parfaitement banquette intégrée. Ambiance « cocooning ».
Vu du coin cheminée, en fond de perspective, la montée de marches et la paroi peinte en rouge tel un cadre de tableau mettent en scène le mur en pierre d'origine parfaitement restauré.
Porté par un large poteau, le plafond surbaissé, tout en soulignant la sensation d'intimité et de chaleur du coin cheminée, ouvre la perspective sur le beau volume ensoleillé du salon d'été.
La réunion de l'atelier et des deux maisons qui lui étaient mitoyennes a permis de créer une belle surface. C'est la hauteur sous plafond très basse et le manque singulier de caractère qui ont amener à jouer sur les différences de niveaux de sol.
Le studio se structure en deux espaces face à face : sur l'estrade, la chambre dans un écrin de chêne ; au niveau du sol d'origine, le salon-cuisine habillé de blanc.
Dans l'alcôve de la chambre, une seconde surélévation accueille la partie bureau. À proximité immédiate de la fenêtre, cet emplacement bien délimité est idéalement situé pour bénéficier au mieux de la lumière naturelle.
Sous l'estrade qui supporte la partie bureau, l'espace est suffisant pour glisser le lit et libérer totalement l'espace de la chambre.
Une fois le lit glissé sous l'estrade, la place est libre pour accueillir une table. Très pratique, l'estrade sert alors de siège aux invités.
La salle de bains, située de l'autre côté de la chambre et à la même hauteur que le bureau, offre un élégant effet de symétrie. Cela permet aussi d'encastrer la baignoire.
Le coin musique assure la transition entre l'espace chambre dont il reprend le revêtement en chêne et celui du salon vers lequel il est orienté. Ses câbles sont dissimulés sous le sol surélevé et derrière la paroi à laquelle il est adossé.
Côté salon, bibliothèque et rangements ont été intégrés dans la cloison séparative : ainsi, ils prennent moins de place et, surtout, se fondent dans le décor.
Abattre les cloisons de l'ancien deux-pièces très conventionnel a ouvert l'espace. Grâce à l'aménagement en dénivelés, la surface d'un seul tenant de 45 m2 est dynamisée avec originalité.
Grâce au décloisonnement, le salon, telle une boîte entièrement habillée de chêne, s'ouvre avec autant de générosité sur la salle à manger que sur la terrasse extérieure.
Les niches du salon surélevé se prolongent jusqu'à la salle à manger où elles se transforment en buffet. La cohérence esthétique est ainsi préservée.
Dans la cuisine, l'effet « boîte ouverte » est marqué par le sol surélevé et le faux plafond. Tout deux en résine époxy blanche, ils sont en parfaite harmonie avec la teinte foncée du béton choisie pour la salle à manger qui fait face.
Niches et mobilier blanc laqué équilibrent parfaitement les tonalités très contrastées du béton gris foncé et du parquet en chêne clair.
Parfaitement adaptées aux proportions des objets qu'elles contiennent, les niches s'insèrent dans l'épaisseur des parois du salon y dessinant des rangements aussi élégants que pratiques.
Surélevé, le salon est au même niveau que la terrasse, assurant la continuité entre les deux espaces. Ceux-ci sont toutefois marqués par l'usage de bois différents pour leur revêtement. Dans le sol, des spots intégrés éclairent élégamment la pièce.
Triple jeu de niveaux très dynamique avec l'escalier d'accès à l'appartement (dont on devine la cage, à gauche), les marches en colimaçon menant aux chambres à l'étage et le sol surélevé du salon.
Dans la chambre des parents, la tête de lit rappelle les cloisons épaisses du premier niveau de l'appartement. Tout comme celles-ci, elle remplit à la fois un rôle fonctionnel - pour les rangements - et esthétique, en jouant sur l'asymétrie.
Le décloisonnement a ouvert les espaces, créant une perspective d'un bout à l'autre de l'appartement, et la double exposition laisse la lumière filtrer toute la journée.
|
aménagement intérieur, décloisonnement, estrade, niche, sol, surface
|




















